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22 mars 2022
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Niveaux d’autonomie

Le marché de l’automobile voit aujourd’hui la prolifération des véhicules électriques et l’émergence des voitures autonomes ou sans chauffeur. Les particuliers s’intéressent davantage sur les niveaux d’autonomie, leur fonctionnement, leur fiabilité et les réglementations qui les régissent. Pour vous mettre dans le bain de ce sujet d’actualité, suivez notre guide.

 

Les 5 niveaux d’autonomie selon l’OICA

Le classement des niveaux d’autonomie d’une voiture se fait selon deux référentiels. L’agence fédérale américaine NHTSA propose un barème à 4 échelons qui vont de 0 à 4. Le barème, que suggère l’OICA (Organisation International des Constructeurs Automobiles), propose 5 échelons (0 à 5). Il est essentiellement appliqué en Europe.

  • Niveau 0 : Le conducteur contrôle entièrement la voiture : frein, accélération, direction. Il gère toutes les fonctions avec les mains sur le volant et les pieds sur les pédales. Le conducteur peut recourir au système d’aide à la conduite selon les exigences de chaque situation. Il peut, par exemple, utiliser le radar de recul pendant un stationnement.
  • Niveau 1 : Un ordinateur de bord assiste le conducteur pour gérer la direction et la vitesse. Les véhicules de niveau 1 peuvent commander la partie longitudinale de la conduite avec un régulateur de vitesse adaptatif. Cette fonction gère de façon automatique le frein et l’accélérateur. Le conducteur, lui, contrôle latéralement sa voiture via le volant.
  • Niveau 2 : Les voitures de niveau 2 bénéficient des tâches automatisées. L’automatisation maîtrise, en effet, la direction et la vitesse à la fois. Park Assist, un des différents dispositifs, illustre bien la potentialité d’un véhicule au deuxième niveau d’autonomie. La majorité des constructeurs généralistes proposent ce type d’assistance. À tout moment, le conducteur doit être capable de maîtriser le véhicule.
  • Niveau 3 : Le véhicule peut circuler de façon semi-autonome sur les deux dimensions de guidage. En déléguant la conduite de la voiture dans des situations prédéfinies, le conducteur peut effectuer une autre tâche brièvement. À ce niveau, le système autonome positionne et maintient le véhicule sur la route en adoptant la vitesse réglementaire. Quand les conditions de circulation l’exigent, il doit reprendre le contrôle du véhicule. La fonction de maintien dans la voie fait partie des dotations d’une voiture au troisième niveau d’autonomie.
  • Niveaux 4 : La voiture bénéficie d’un niveau d’autonomie élevé où le système peut se passer de la présence humaine. La voiture peut se déplacer toute seule dans de nombreux cas. Par exemple, avec la fonction Valet Parking, elle peut se garer individuellement et aller récupérer le chauffeur sur le trottoir. Toutefois, l’activation du système de prise en charge s’active et se désactive après l’intervention du conducteur uniquement.
  • Niveaux 5 : il s’agit d’un système de conduite totalement autonome et permanente. Le conducteur active le système, indique sa destination et se laisse transporter. Le système de conduite autonome de niveau 5 peut contrer l’ordre du conducteur lors d’une conduite considérée comme anormale. Il peut conduire le véhicule et effectuer une manœuvre qui écarte la voiture et les passagers d’un danger. La Google Car est l’une des fonctions qui permettent une conduite entièrement autonome, sans le volant.

 

5 niveaux d’autonomie : avantages et limites

Les nouvelles voitures autonomes procurent de nombreux avantages pour les constructeurs automobiles, mais aussi aux particuliers. Par exemple, le cinquième niveau d’autonomie peut réduire le stress du conducteur lors des déplacements à longue distance. De manière générale, le modèle de voiture autonome améliore également la sécurité routière. En effet, la quantité d’erreurs humaines va probablement diminuer de façon notable.

Dès le deuxième niveau d’autonomie, le conducteur se voit priver des tâches désagréables comme les créneaux. Le garage assisté va, en pratique, permettre d’économiser les places de parking en ville grâce à un stationnement précis. Le quatrième niveau d’autonomie réduit également le temps de déplacement et la dépense en carburant ou en électricité. Il peut effectivement proposer le chemin le plus court que vous pouvez suivre facilement. Les voitures autonomes améliorent les conditions de mobilité des personnes en situation de handicap. Elles les évitent de faire appel aux services des professionnels comme un chauffeur particulier ou un taxi.

Bien que les véhicules autonomes de tout niveau servent bien l’intérêt de chaque conducteur, leurs capacités restent limitées. Les technologies de conduite autonome sont, pour l’heure, à améliorer. Par exemple, le fonctionnement d’une voiture autonome face aux conditions climatiques extrêmes (neige, fortes pluies) suscite encore des questionnements. Étant basé sur un système informatique, des risques d’ingérence (tentatives de piratage, défaillances) peuvent le perturber.

En cas d’accident, les formalités administratives peuvent être fatigantes. Le conducteur doit effectuer un constat qui détermine les responsabilités du constructeur, de l’éditeur de logiciel et du chauffeur lui-même. C’est en fonction de cette constatation que les compagnies d’assurance auto peuvent raisonner. Par ailleurs, en raison des technologies avancées présentes dans un véhicule autonome, le coût s’annonce élevé.

 

Réglementations sur les niveaux d’autonomie

La plupart des voitures modernes intègrent les fonctions d’assistance à la conduite. Actuellement, les avancées technologiques permettent de faire mieux. Cependant, la réglementation l’interdit. Elle réitère que la prise de décision humaine durant la conduite doit prévaloir sur celui du système. En conséquence, la réglementation sur la conduite autonome autorise une autonomie de niveau 3 au maximum. Une grande partie des constructeurs automobiles se cantonnent, ainsi, dans la production de véhicules avec un système de niveau 2.

En outre, les véhicules autonomes de niveau 3 et 4 sont encore interdits de circulation selon certaines réglementations. Les conventions de Genève (1949) et de Vienne (1968, art.8) exigent un lien mécanique entre le conducteur et le véhicule.

 

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