Accueil » L’Europe dit non au contrôle technique annuel
13 Fév 2026

L'Europe dit non au contrôle technique annuel

Le 4 décembre 2025, les ministres des Transports des 27 États membres de l’Union européenne ont officiellement rejeté la proposition de la Commission européenne visant à imposer un contrôle technique annuel pour les véhicules de plus de 10 ans. Initialement présentée en avril dernier pour renforcer la sécurité routière et lutter contre la pollution, cette mesure a été écartée en raison du surcoût qu’elle aurait généré pour les automobilistes. Découvrez les impacts concrets de cette décision et les évolutions techniques à venir.

À retenir

  • L’Union européenne maintient un contrôle tous les deux ans pour les véhicules de plus de 10 ans.
  • Tests NOx, particules et lutte anti-fraude renforcés.
  • Aucun surcoût immédiat pour les automobilistes français.

Pourquoi l’Union européenne rejette le contrôle technique annuel ?

Le 4 décembre 2025, les ministres des Transports des 27 États membres ont tranché : la décision enterre la mesure proposée par la Commission européenne en avril dernier. Cette proposition visait à imposer un contrôle technique annuel pour les voitures et camionnettes de plus de 10 ans, au nom de la sécurité routière et de la lutte contre la pollution.

La position des ministres des Transports

Réunis à Bruxelles, les ministres ont défendu le maintien du système actuel : un contrôle tous les deux ans pour les véhicules de plus de 10 ans. La raison principale ? Éviter d’imposer des frais supplémentaires aux propriétaires. Avec un âge moyen du parc automobile français de 11 ans, cette mesure aurait concerné un véhicule sur deux.

Le rôle décisif de la Commission européenne

La Commission européenne avait présenté cette révision en avril 2025 dans le cadre de l’actualisation des règles de 2014. Face au rejet massif du Conseil de l’Union européenne, l’exécutif européen a renoncé à la mesure. Les ministres ont toutefois approuvé d’autres propositions : nouveaux tests sur les oxydes d’azote et les particules fines, dispositifs anti-fraude pour les compteurs kilométriques.

Des arguments économiques pour les automobilistes

Un contrôle technique supplémentaire représenterait environ 80 €* de plus par an pour les propriétaires de voitures de plus de 10 ans. Ce surcoût aurait pesé lourdement sur les ménages modestes, souvent contraints de conserver leur véhicule plus longtemps.

Chronologie de la mesure :

Étape Date Décision
Proposition initiale Avril 2025 Commission européenne propose le contrôle annuel
Position du Conseil Novembre 2025 Ambassadeurs des États membres écartent la mesure
Rejet officiel 4 décembre 2025 Ministres des Transports des 27 valident le maintien du système actuel

Qu’est-ce que cela change pour les automobilistes français ?

Quel délai avant votre prochain contrôle technique ?

Le calendrier actuel reste inchangé : votre première visite intervient 4 ans après la mise en circulation, puis tous les 2 ans. Le projet de contrôle technique annuel proposé par la Commission européenne pour les véhicules de plus de 10 ans a été définitivement abandonné le 4 décembre 2025.

Pour les véhicules dépassant cette ancienneté, la règle bimensuelle continue de s’appliquer, sans exception. Aucune visite supplémentaire ne s’ajoute donc à votre agenda.

Quel impact sur le prix du contrôle technique ?

Le tarif moyen en France oscille entre 65 et 90 €*, selon votre région et le centre choisi. L’abandon du contrôle annuel garantit qu’aucun surcoût ne s’appliquera dans l’immédiat pour les automobilistes.

Toutefois, les futurs renforcements techniques (mesures NOx, particules, anti-fraude au compteur kilométrique) pourraient, à terme, influencer légèrement les prix si les centres investissent dans de nouveaux équipements.

Critère Règle actuelle Projet annulé
Périodicité 4 ans puis tous les 2 ans Tous les ans pour véhicules >10 ans
Coût estimé 65–90 €* Doublement du budget annuel
Mise en œuvre Maintenue en 2026 Rejetée le 4 décembre 2025

Comment le contrôle technique évoluera malgré tout ?

Même si l’Union européenne a écarté l’obligation d’un contrôle annuel, le cadre technique va progresser sur plusieurs fronts. Les États membres et la Commission européenne préparent des évolutions ciblées qui renforcent la fiabilité des contrôles.

Nouvelles mesures anti-fraude au compteur kilométrique

L’Europe met en place un dispositif harmonisé pour lutter contre le trafic de compteur kilométrique. La Commission européenne a proposé la création d’une base de données partagée entre les États membres : à chaque contrôle technique, le kilométrage sera automatiquement enregistré et reporté lors de chaque nouvelle immatriculation. Cette mesure rendra la fraude quasiment impossible et protégera les acheteurs de véhicules d’occasion.

Renforcement des tests d’oxydes d’azote

Les méthodes de mesure des oxydes d’azote (NOx) et des particules seront renforcées dans les prochaines années. Plusieurs pays européens étudient l’intégration de bancs de puissance pour obtenir des résultats plus fiables en conditions réelles. Cette évolution touchera surtout les véhicules diesel et essence à injection directe.

Révisions des règles attendues en 2026

La révision des règles du contrôle technique se poursuit. Les États membres doivent tenir compte de l’âge moyen du parc automobile national pour adapter leurs exigences. En France, l’âge moyen des véhicules dépasse désormais 11 ans, ce qui justifie une vigilance accrue sans imposer un contrôle annuel.